Qu’est ce que l’Art ?

Ou plutôt, que sont les Arts ? Car il y a une multitude d’Arts.
Pour illustrer mes propos, j’ai choisi Léonard de Vinci, car l’Art et l’Esprit de ce Maître sont indissociables. Nous croyons tout connaître de ses œuvres et pourtant des surprises vous attendent… Au travers de ses œuvres, il nous livre un parcours initatique, avec des éléments dissimulés, cachés, ou plutôt, ayant un autre sens que le premier sens picturial.

Lire un tableau de De Vinci, c’est un peu comme faire de l’archéologie, voir au travers des multiples couches de peinture, des traits de crayon, et des dessins dans le dessin, SUIVANT SON DEGRÉ D’ÉVEIL.

Dans son “Traité de la Peinture”, il donne toutes sortes de conseils, de l’observation de la nature à la façon de mélanger ses couleurs. Pour lui, tout procède d’un Art.

Je parlerai peu de sa vie, mais plutôt de sa personnalité : outre le fait qu’il est universellement connu grâce à La Joconde et à l’Homme de Vitruve, cet homme a touché, a étudié tous les Arts possibles.

La définition, d’après le Larousse :

Art : ensemble des procédés, des connaissances
et des règles intéressant l'exercice d'une activité
ou d'une action quelconque.

Léonard de Vinci fut le premier artiste complet de tous les temps. Grâce à son esprit si ouvert pour l’époque, son Art brillait.

Quelques éléments de sa vie :

La vie de Léonard nous est connue par des biographes contemporains du Maître, tels Vasary, Giudicianni, Jove… des témoignages nous permettant de mieux cerner sa personnalité car certains de ces auteurs l’ont fréquenté.

Né en 1452 à Vinci, en Italie, Léonard était le fruit du péché entre un notable toscan et une femme probablement d’origine étrangère. Enfant illégitime, il grandit donc sans pouvoir accéder aux études, réservées aux enfants bien nés.

Il fut très vite passionné par la nature et ce qu’il découvrait dans cette toscane sauvage. Il commença à dessiner très jeune, et voulait expérimenter tout ce qu’il voyait. “Pourquoi…, comment…?” devait être sa principale préoccupation. Cette nature, qu’il n’aura de cesse de tenter d’apprivoiser par l’expérience et la connaissance.

A peine âgé de 10 ans, son père l’emmena dans le centre artistique européen, la MÈRE DES ARTS : Florence. Il entra dans la Bottega (atelier-école) de Verrochio, qui travaillait au service de Laurent de Médicis, où il fit son apprentissage auprès des plus grands Maîtres de l’époque. Michel-Ange, Raphaël sont aussi passé par cet atelier. Il y apprit aussi bien la sculpture, le dessin, la peinture, les mathématiques, car pour lui, TOUT ÉTAIT LIÉ.
C’est à 19 ans à peine qu’il réalisa son premier mélange de pigments et d’huile, technique qu’il mit au point pour inventer son fameux SFUMATO, impossible à réaliser avec la peinture à l’eau utilisé jusque là. Et cette technique ( où il employait ses doigts pour fondre les contours) allait faire de lui un génie dans la maîtrise de cet art.

Homme plein d’humour, il brillait en société : son habilité s’étendait à son verbe, poète, plein d’humour, il étonnait par sa prestance : très bel homme, fort, grand, sain, élégant et soigné, il était très demandé. Nous ne connaissons pratiquement rien de sa vie privée, si ce n’est une arrestation de jeunesse où il fut accusé, puis innocenté, pour homosexualité, mais rien ne permet d’affirmer quelles étaient ses préférences. Nous ne lui connaissons ni femme, ni enfant, uniquement deux beaux et jeunes élèves qui l’accompagnèrent au long de sa vie, un certain Salaï qu’il surnommait le petit diable, et Francesco Melzi à qui il légua la plupart de ses œuvres.

Pour en savoir plus sur sa vie, je vous conseille la lecture de l’un de ces 3 ouvrages
qui vous feront voyager de Vinci à Florence, de Milan au Clos Lucé…
Serge Bramly, Joseph Giudicianni et Frank Zöllner.

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Le syndrome de l’inachevé

L’Art pour l’Art n’existait pas encore en cette fin du XVè siècle. Il fallait honorer, dans des délais, des commandes. Mais ça, Léonard, il n’a jamais su le faire. Un peu par rébellion, mais surtout parce qu’insatisfait chronique, il tentait d’améliorer sans cesse son ouvrage, et ses critères de perfection souvent inatteignables.

Un tableau promis en 7 mois lui prit… 25 ans : La Vierge aux Rochers, dont je parle dans un autre article. Comment, dans ces conditions, être capable de remettre son travail dans les délais ? (Là, la freelance que je suis compatis !)

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Etude de têtes pour Judas

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Dessin préliminaire tête de Judas

Il n’existe qu’à peine une trentaine d’œuvres connues à ce jour et identifiées comme étant de sa main.

En revanche, il fut beaucoup plus productif dans ses esquisses, ses études, ses dessins anatomiques, et bien entendu ses innombrables dessins techniques dans des domaines encore inconnus à l’époque. Il créa des machines incroyablement soph